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Jeux Apple II, GATO
Jeux Apple II / Mac

Gato.
(Spectrum Holobyte 1985.)

 

Simulation de sous marin pendant la seconde guerre mondiale.

 


Article parue dans la revue Golden en novembre 1985.
Auteur : Dominique ROBERT
.

Soyez aux commandes d'un sous-marin avec Gato.

Pour une fois, laissez tomber épées, armures et sortilèges un moment. Vous ne chassez plus le dragon mais tout prosaïquement, les navires japonais en plein Océan Pacifique.

Pour ceux que le nom choisi pour ce nouveau programme par Spectrum Holobyte laisseraient pensifs, disons tout de suite qu'il ne s'agit pas d'un cours de pâtisserie et que bien au contraire, jouer avec Gato, ce n'est pas toujours "de la tarte" !
Au cours de la seconde guerre mondiale, la marine américaine, instrui­te par les leçons données dès le début des hostilités par les U-Boote allemands et convaincu que la maîtrise des mers ne signifiait pas seulement celle de la surface, mit en chantier un certain nombre de sous-marins d'attaque qui opérèrent essentiellement au cours de la guerre du Pacifique contre les forces japonaises. Cette série de sous-marins fut dénommée "classe Gato".

Ces engins, relativement sophistiqués, disposaient de bonnes performances et d'un appareillage de détection sophistiqué pour l'époque avec, notamment, un radar embarqué. C'est un submersible de ce type qu' Hergé a représenté dans "Coke en Stock", où, en mer Rouge et sur les instructions de l'infâme Rastapopoulos,  il s'efforce de couler bas le cargo "Ramona", sous les ordres de l'inévitable capitaine Haddock, qui s'illustra par le célèbre commandement donné au timonier : "La barbe à ras-bord !", au lieu de...  
Bon, vous avez compris. Ajoutons que  les sous-marins de la classe Gato ont  joué les premiers rôles dans d'innombrables films type " Duel dans le Pacifique ", et nous aurons dit l'essentiel. Ce qui vous est proposé aujourd'hui, c'est donc, ni plus ni moins, de vous installer à la place de Henry Fonda ou de Kirk Douglas derrière le périscope du
"Growler" (la casquette de comman
dant n'est pas fournie avec le jeu).

Pour ceux que cela intéresse, le programme propose en lever de rideau, un petit exposé technique et historique qui vous apprendra qu'en 1974, douze sous-marins de la classe Gato étaient encore en service dans l' US Navy. S'ils ont tous pris leur retraite aujourd'hui, la lignée survit néanmoins grâce à un sous-marin nucléaire d'attaque baptisé Gato, en hommage à ses glorieux prédécesseurs.
Vous pourrez aussi, avant de larguer les amarres, avoir un aperçu de ce qui vous attend en faisant tourner une petite démonstration. Les préparatifs d'appareillage sont réduits à leur plus simple expression : sitôt l'option jeu réel sélectionnée, vous êtes mis en présence d'un écran en deux parties : au-dessus, la surface de la mer et un morceau de ciel ; au-dessous, un tableau de bord regroupant les principaux indicateurs et commandes.
Avant d'entreprendre votre première mission, vous voudrez peut-être vous familiariser avec les possibilités offertes par l'engin dont vous venez de prendre le commandement. A cet
égard, le tableau de bord présente d'abord trois cadrans , indiquant respectivement la profondeur, la vitesse du navire et le cap suivi.

  "La barbe à ras-bord !"

Au départ, tout est à zéro. Vous dirigez le sous-marin grâce aux quatre flèches du curseur, la touche 6 servant à monter et descendre le périscope, orientable sur 360 degrés pour vous offrir une vision complète de l'environnement. L'arbre du périscope, qui porte également le radar, est utilisable jusqu'à 45 pieds de profondeur mais le "snorkel" qui assure la prise d'air pour les moteurs diesels et pour l'équipage ne fait, lui, que 20 pieds de long. A une plus grande profondeur, les diesels s'arrêteront et vous devrez utiliser les moteurs électriques, moins puissants. De même, vous consommerez l'air comprimé dans les réservoirs, dont le niveau est indiqué à l'écran. At­tention : pensez, sinon à faire surface, du moins à remonter à moins de 20 pieds de temps à autre pour refaire le plein d'air et permettre aux diesels de recharger les batteries...

Naviguer en surface pouvant être relativement dan­gereux dans certaines zones, nous vous conseillons de vous maintenir en permanence à 18 pieds de profondeur: vous ne consommerez pas l'air de ré
serve et la puissance des diesels vous conférera une plus grande mobilité. De même, en phase d'attaque, vous ne descendrez pas au-dessous de 45 pieds, sous peine d'être privé de tout moyen d'observer l'extérieur, et ne franchirez ce seuil que lorsque vous ressentirez le pressant besoin de "vous faire oublier" : c'est à ce moment-là que, dans les films, on branche l'éclairage réduit et qu'on interdit à l'équipage de respirer.

L'utili
sation du radar suppose que vous aban­donniez votre veille visuelle, car la mise en place de cet instrument occupe la to­talité de l'écran. Les échos des bâtiments et des îles à l'entour y apparaî­tront et vous devrez apprendre à construire vos approches offensives uniquement au radar. Ne sortez le périscope qu'au dernier moment et pendant très peu de temps, par exemple pour vérifier visuellement à quel type de navire ennemi vous avez affaire : si le périscope passe fréquemment inaperçu des bateaux de commerce, il n'en va pas de même des bateaux de guerre (patrouilleurs et "destroyers") qui maintiennent une veille constante et vous repéreront presque infailliblement.

L'écran radar affiche également la profondeur, la vitesse et le cap : ces affichages numériques sont beaucoup plus précis que les cadrans analogiques du tableau de bord et vous permettront d'affiner votre route. Enfin, vous pouvez afficher aussi deux cartes : l'une, générale, représente votre zone de patrouille. Les îles y sont mentionnées ainsi que la position des navires ennemis, du moins aux niveaux de difficulté le plus bas. Cette carte est divisée en secteurs rectangulaires et vous pourrez afficher à l'écran celui où se trouve votre sous-marin, comme on consulte une carte de détail. Les positions ennemies y figurent également, jusqu'à un certain niveau de difficulté.

Vous pouvez choisir de jouer une partie facile pour commencer, et surveiller le nombre et la route de tous les navires, même si vous êtes privé de radar au-delà des fatidiques 45 pieds de profondeur. Une telle configuration manque cependant de réalisme et devient rapidement lassante car elle supprime un des intérêts fondamentaux du jeu, qui est la recherche d'un objectif se déplaçant de façon mal connue. Aux niveaux les plus faciles, une option vous permet­tra aussi de déplacer instantanément le
"Growler" d'un point à l'autre de la zone de patrouille, sans consommer de gasoil. Cette faculté, si elle supprime quelques temps morts en vous "déposant" immédiatement à proximité de l'ennemi, sera vite écartée par les puristes. Enfin, le menu des conditions de jeu vous offrira la possibilité de sélectionner à volonté le jour ou la nuit, Cette option est réellement utile, car certaines de vos missions devront être effectuées de nuit.

Croiseur coulé !

Ces ordres de mission vous seront com­muniqués par radio ... c'est-à-dire en morse. Le texte correspondant s'affichera à l'écran, mais aux niveaux supérieurs, à vous de vous débrouiller avec le seul code morse ! Fini l'affichage : on vous souhaite bien du plaisir.

Grossièrement, deux types de mission vous seront proposés : soit couler des navires ennemis (bateaux de guerre isolés, con­vois escortés ou non), soit venir en aide à des "gentils" en difficulté: ravitailler un observateur sur une île ennemie ou secourir un pilote qui a amerri sans hydravion. Ce dernier type de mission suppose également que vous vous débarrassiez des patrouilleurs adverses qui se baladent dans la zone où vous devez vous rendre et, le plus souvent, il y aura de la bagarre. Pas toujours, cependant, et si vous ne vous sentez pas de
au radar, et à juger à quelle distance il faut tirer "devant" pour que la torpille ne passe ni devant, ni derrière. Un seul coup au but suffit généralement à couler l'objectif, mais il arrivera, aux niveaux supérieurs, que plus d'un projectile soit nécessaire.

Un peu à l'écart de la zone d'opérations croisez aussi votre "nounou", navire ami qui fera le plein de carburant et de torpilles et réparera les avaries éventuelles. Cependant, le but du jeu est d'accomplir le plus grand nombre de missions possible avec vos ressources de départ, ce qui nécessite un certain travail d'optimisation. D'au­tant que plus le niveau de difficulté que vous atteindrais sera élevé, plus vos adversaires seront fins tacticiens. Sur ce plan, Gato offre, pour autant que nous puissions en juger, un bon niveau de réalisme et des difficultés indéniables, que quelques conseils de stratégie figurant à la fin du livret d'instructions vous aideront à aborder. Ce livret est d'ailleurs très bien conçu et clair ; pensez à le lire jusqu'au bout quand vous en aurez assez d'être envoyé par le fond... et gardez sous les yeux la carte de référence, Gato n'utilise pas moins d'une trentaine de touches du clavier, mais... ne regardez SURTOUT PAS le verso de ladite carte, elle ne concerne que la version I.B.M. (horreur! quel nom avez-vous dit ?) Un détail pour finir, qui prouve qu'on ne manque pas d'humour chez
Spectrum Holobyte : appuyez sur "delete", et le jeu est aussitôt remplacé à l'écran par une feuille de calcul couverte de chiffres... "simplement pour le cas où vous joueriez avec Gato au bureau", dit la notice.

Gato est conçu un peu à la manière d'un
"Flight Simulator" pour sous-marin avec des graphismes haute résolution qui pourraient être perfectionnés dans leur progressivité, surtout pour un logiciel requérant 128 K. C'est un programme de très bon niveau général, susceptible d'intéresser un peu tout le monde, mais qui ne passionnera véritablement que ceux qui seront suffisamment motivés au départ pour s'astreindre à jouer dans les conditions aussi réaliste que possible, c'est à dire aux niveaux 5 ou 6 minimum. Dans ce cas, Gato vous en donne pour votre argent, avec des missions pouvant durer plusieurs heures, mais il faut bien reconnaître que c'est sur Macintosh que ce jeu devient réellement captivant.

  Gato sur Mac :

 Balayons immédiatement la seule et unique objection : d'accord c'est en noir et blanc, mais le gain obtenu en termes de définition de l'image et de progressivité du défilement compense très largement. Passons aux avantages : vous pillotez cette fois un véritable sous-marin de la classe Gato, avec six tubes lance-torpilles à l'avant (quatre pour l'Apple II) et quatre à l'arrière (zéro sur l'Apple II) : finis les interminables demi-tours pour se mettre en position de tir, pendant que les "méchants" vous balancent à loisirs des douzaines de mines anti-sous-marin ! Le tableau de bord est beaucoup plus complet, et tout est sous vos yeux : périscope, radar, cartes, instruments,"comme pour de vrai"... L'armement ne se limite pas aux torpilles, vous embarquez également des mines à retardement que vous utiliserez pour piéger à l'avance le passage d'un convoi dans un détroit.
Vous pourrez aussi modifier à volonté certaines caractéristiques du
"Growler" et des navires ennemis, et même créer de toutes pièces des missions nées de votre fertile imagination,le tout en ne vous accordant éventuellement qu'un laps de temps limité. Bonjour les masos! Cela, combiné avec l'emploi généralisé de la souris (la seule qui soit admise à bord, bien entendu) procure véritablement à Gato une dimension supplémentaire et en fait de dimensions, les seules que l'on déplore sont celles de l'écran du Mac : l'ensemble des informations reste parfaitement lisible, mais il faut une certaine adresse ... et un sang-froid certain pour pointer la souris au bon endroit dans les moments de panique avancée : attention à ne pas larguer un chapelet de torpilles en essayant simplement de rentrer le périscope ! C'est tellement étroit, ces fichus sous-marins ...

Commercialisé par
Logitech 7 quai Voltaire, 75007 Paris,
au prix de 460 F. TTC sur Macintosh et 427 F. TTC sur Apple Ile (128 Ko) ou Ile.

Auteur : Dominique ROBERT.          


     
Manuel du Jeu.

(en anglais)


Jeux Apple II, Gato
Le vrai !

Jeux Apple II, Gato, la boite

La boite du jeu.


L'arrière de la boite.


L'intérieur de la boite :
manuel, disquette.

Jeux Apple II, Gato

Démarrage du jeu.

Jeux Apple II, Gato

Choix des options.


Jeux Apple II, Gato
Choix principaux.

Jeux Apple II, Gato
La carte générale
des opérations ...

Jeux Apple II, Gato
Le radar avec le rappel
de la vitesse, profondeur, ect

Jeux Apple II, Gato
Dans le mode "démonstration"
la salle de controle avec
un tanker ennemi.


Ecran des dégâts.


C'est partie ! Vitesse 4 noeuds
batterie enclenché prêt à plonger ...

Jeux Apple II, Gato, le manuel

Une page du manuel
Avec les unités ennemis.

 

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